Le groupe
pétrolier français a réalisé un bénéfice net de plus de 12
milliards d'euros en 2011, grâce aux cours élevés du pétrole qui
ont compensé un léger recul de production et des difficultés dans
le raffinage,
lui permettant de signer son meilleur exercice depuis
2008.
Le chiffre
d'affaires a quant à lui progressé de 16% à 184,7 milliards
d'euros, a détaillé le groupe pétrolier français dans un communiqué
publié vendredi. Cette envolée des résultats est liée aux cours
très élevés du pétrole brut l'an dernier, le prix moyen du baril de
Brent ayant grimpé de 40%, à 111,3 milliards de dollars. Cela a
compensé un recul de 1% de la production d'hydrocarbures à 2,346
millions de barils équivalent pétrole par jour (Mbep/j), liée
notamment au conflit en Libye. Sur le seul quatrième trimestre
2011, le bénéfice net a augmenté de 13% à 2,290
milliards.
Sur
l'année, Total s'est rapproché de ses résultats historiques de
l'exercice 2008, lorsqu'il avait enregistré un bénéfice net de 13,9
milliards d'euros. Cette année-là, le groupe avait bénéficié à la
fois de prix de l'or noir très élevés (avec un sommet absolu à 147
dollars le baril) et d'activités de raffinage en pleine
forme.
Concernant
les perspectives, le groupe table sur 20 milliards
d'investissements nets en 2012, après 22 milliards l'an dernier, et
a confirmé son objectif d'une hausse de sa production de 2,5% par
an en moyenne entre 2010 et 2015. Il va par ailleurs verser à ses
actionnaires un dividende complet de 2,28 euros au titre des
résultats 2011, stable par rapport à l'exercice
précédent.
Enfin, les
réserves prouvées d'hydrocarbures du groupe ont progressé de 7%
l'an dernier, à 11,423 milliards de barils équivalent pétrole, avec
un taux de renouvellement des réserves de 185%, l'un des meilleurs
du secteur.
Total va continuer d'investir pour faire croître sa production
Total
a indiqué qu'il poursuivrait ses efforts en matière
d'investissements pour faire croître sa
production.
La
troisième compagnie pétrolière européenne par la capitalisation
boursière, derrière Royal Dutch Shell et BP, prévoit pour 2012 un
budget d'investissements nets de 20 milliards de dollars, contre 22
milliards en 2011.
Total
a précisé dans un communiqué que, dans l'amont, il s'attacherait en
2012 à "déployer sa stratégie visant à accélérer la croissance de
ses productions tout en améliorant la rentabilité de son
portefeuille", avec en particulier de nouvelles ventes d'actifs non
stratégiques.
Il
prévoit en particulier de consacrer cette année 2,5 milliards de
dollars à l'exploration, un budget en hausse de
20%.
Total
entend en outre poursuivre "la construction de ses relais de
croissance post-2015 en préparant le lancement de ses projets en
Afrique de l'Ouest, en Russie et au Canada
notamment".
La
société prévoit que la montée en puissance de Pazflor en Angola et
le démarrage de plusieurs projets "majeurs", dont celui d'Usan au
Nigeria, contribueront à la croissance de sa production en 2012 et
à l'atteinte de son objectif de hausse moyenne de 2,5% par an entre
2010 et 2015.
Hors
exceptionnels, le bénéfice net de Total s'est élevé à 2,725
millions d'euros au quatrième trimestre (+7%), en ligne avec les
2.760 millions attendus par les analystes interrogés par la
rédaction de Reuters, pour un chiffre d'affaires de 47.492 millions
(+18%).
Le
bénéfice net atteint 2,290 millions d'euros (+13%) en incluant des
éléments non récurrents qui ont eu un impact négatif de 504
millions et sont essentiellement constitués de dépréciations
exceptionnelles sur des actifs de raffinage en Europe et dans les
renouvelables.
Tandis
que Shell et BP ont tous deux annoncé des baisses de leur
production d'environ 5% au quatrième trimestre, Total a enregistré
un chiffre stable à 2,384 millions de barils équivalent pétrole par
jour.
Selon
les prévisions de six analystes interrogés par Reuters, cette
production était attendue entre 2,358 et 2,400 millions de barils
équivalent pétrole par jour.
Total
propose un dividende de 2,28 euros par action au titre de 2011,
stable par rapport à celui versé au titre de 2011 et inchangé
depuis celui versé au titre de 2008, et confirme viser un taux
moyen de distribution des résultats de 50%.
Le groupe précise que,
depuis début 2012, "les marges de raffinage se sont sensiblement
améliorées après la dégradation observée en fin d'année
2011".







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